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SATHYAM SIVAM SUNDARAM

Volume 5

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SATHYAM SIVAM SUNDARAM

Histoire de la vie de BHAGAWAN SRI SATHYA SAI BABA 1980 1985

B.N. Narasimha MURTHY

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SOMMAIRE

Note de lditeur Prface Ch. 1 Qui Suis-Je Ch. 2 Parfum du bouton qui spanouit Ch. 3 Ch. 4 La Valle des Divins Dlices Une bonne Universit pour la Rdemption De lEnseignement Suprieur Ses instruments dans la construction Du Temple du Savoir Les Professeurs quIl a choisis En avanant vers lUn et le Tout Le Charme de la Terre avec un Parfum Cleste Le Divin Docteur

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Ch. 5

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Ch. 6 Ch. 7 Ch. 8 Ch. 9

Ch. 10 La Nouvelle Demeure du Seigneur Brindavan Ch. 11 Dieu est en action parmi nous Ch. 12 Le Matre Mondial Appendice 1 Chronologie de la Vie de Bhagawan Sri Sathya Sai Baba 1980-1985 Appendice 2 Glossaire

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Note de lditeur

Dans la prface de ldition 1982 du tome 1 de Sathyam Shivam Sundaram, Sri N. Kasturi, auteur des quatre premiers volumes de la biographie de Bhagawan Sri Sathya Sai Baba, crivit : La premire partie couvrant la vie de Bhagawan jusquen 1960 fut publie en 1961. Les tomes II, III et IV ont t crits depuis et publis les annes suivantes, couvrant la priode de la vie de Bhagawan jusquen 1979. Le volume V traitera des annes suivantes. Dautres volumes suivront . Le quatrime volume parut le jour de Gurupoornima en 1980. Exactement un quart de sicle plus tard, pour la quatre-vingtime anne de Son avnement et lors du festival de Gurupoornima en 2005 le cinquime volume, qui voque la vie de Baba de 1980 1985, est offert Ses Pieds de Lotus. Nous nous excusons auprs de Lui et de Ses dvots de ne pas lavoir fait plus tt. Aussi nous esprons nous rattraper avec la saga en cours actuellement, en publiant chacun des volumes couvrant 5 10 ans de sa vie mmorable coup sur coup. Nous avons lavantage du lumineux clairage des leons de lexprience qui illuminent notre chemin. Avec la bndiction de Bhagawan Baba, un comit consultatif compos de quatre dvots, vtrans Dr G. Venkatraman, Dr. Jayalakshmi Gopinath, Sri B.N. Narasimha Murthy et Smt. Sitalakshmi fut form en octobre 2003 pour lcriture et ldition des livres. Le comit confia Narasimha Murthy la tche de prparer les textes avec lassistance de ses membres et de Sri V.N. Prahlad. Ce travail devint une uvre sacre damour pour Narasimha Murthy partir de cet instant. Aprs avoir achev lcriture du cinquime volume il collationne maintenant la matire pour le sixime volume. Dans la prface de ce volume, il a expos les grands traits du plan et de lapproche adopts pour crire la sainte biographie. Nous prions humblement Bhagawan Baba de nous accorder Sa grce divine dans nos efforts pour mener bien la srie des livres Sathyam, Sivam, Sundaram dune manire qui le satisfasse pleinement et inspire lhumanit prsente et future. 21.07.2005 (Gurupurnima) Sri Sathya Sai Books and Publications trust Prasanthi Nilayam Le secrtaire

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PREFACEAvant de parler du livre, je me prosterne aux Pieds de Lotus de Bhagawan Sri Sathya Sai Baba et lui offre ma plus profonde gratitude pour ce que ce livre ma apport moi qui en suis le premier bnficiaire. Une fois la tche entreprise, le sujet du livre devint une obsession enchanteresse. Collecter le matriel pour le livre, mditer sur lui et lcriture qui en rsultait finirent par tre une pnitence volontaire. Cette sadhana ma fait vivre des expriences qui mont convaincu sans aucun doute possible que je ne suis quun instrument excutant Son dcret divin. Je fus souvent rduit ntre quun tmoin muet car le livre scrivait tout seul. A quelques moments dlicats, je me sentais comme une entrave empchant le libre flot dune grce cleste qui se formait dans le livre ; dans ces momentsl, je me trouvais en train de travailler dans lillusion que jtais lauteur. Je suis sr que le lecteur peut facilement comprendre les hauts et les bas de cette exprience intrieure tandis quil parcourt le livre. Le travail sur le livre ma aid de manire dtermine plonger profondment en moi pour Le trouver l, supervisant le drame divin de lvolution de la diversit de la matire et de lesprit en une unit de lEsprit travers les innombrables labyrinthes du ddale de la vie. Maintes et maintes fois, je me suis souvenu de Ses mots dordre hautement rvlateurs LE PRINCIPE SAI ET LE MESSAGE SAI SONT UN ET IDENTIQUES LAMOUR -. SAI NEST PAS LE CORPS INERTE MAIS LE NECTAR DE LESPRIT Alors comment un livre peut-il capturer Son histoire ? Vous aimeriez que moi je vous parle de Jsus. Mais comment un roseau creux peut-il faire rsonner le chant de la passion du monde? demandait Jean Son cher disciple, dans le classique Fils de lHomme crit par Kahlil Gibran. Il est vrai quaucun livre ne peut capter ce quIl est et ce quIl fait, puisque ni Lui ni Son oeuvre ne sont limits au seul plan dexistence connu de nous le plan physique. Par consquent je dois confesser que ce livre nest quun pauvre index de ce que Bhagawan Baba fit entre 1980 et 1985 pour accomplir la mission quIl stait Lui-mme prescrite. Une chronologie dtaille des vnements de Sa vie tels quils ont pu tre vus sur le plan physique pendant cette priode, est donne en appendice la fin de ce livre. Cela aidera le lecteur savoir o Il tait et ce quIl faisait un jour prcis. Le livre est divis en 12 chapitres quelques-uns mettent en relief les vnements majeurs et dautres dpeignent les divers aspects de Sa mission. Le rcit est tiss avec les fils dune histoire, dune chronique et dun testament, et presque tous les chapitres sont gnreusement saupoudrs de Ses leelas et mahimas qui remplissent une fonction importante dans Sa mission - convaincre le mental hsitant que lEsprit Saint rgne en matre absolu mme au royaume de la matire. La tte nentendra rien tant que le cur ncoutera pas a dclar Rumi, un mystique Soufi. Le principal objectif de ce livre est de toucher le cur sans offenser la tte ; de fournir linspiration une me qui aspire ou qui ttonne. Le premier chapitre Qui suis-Je ? est un rcapitulatif de ce que Baba a rvl sur Lui depuis Son avnement. Il dfinit lapproche de lauteur quant au sujet du livre et tablit le ton et le contenu des chapitres suivants. Le second chapitre Parfum du bouton de fleur qui spanouit runit quelquesuns des vnements importants de la prime jeunesse de Bhagawan qui nont pas t mentionns dans les quatre premiers volumes.

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Le troisime chapitre La Valle du Divin Dlice raconte lhistoire de la visite de Baba New Delhi et au Cachemire en juin 1980. Ce chapitre est reprsentatif des rcits des nombreux voyages quIl entreprit durant cette priode. Il voyagea rgulirement du Cachemire Kanyakumari pendant ces six annes. La cration opportune de lUniversit Institut Sri Sathya Sai de lenseignement suprieur - fut indiscutablement lvnement le plus important de cette priode. Les chapitres IV, V et VI sont consacrs ce sujet. Outre lhistorique de la gense de lUniversit, ces trois chapitres donnent un aperu de lart suprme avec lequel Bhagawan a guid les destins de quelques-uns de Ses tudiants, professeurs et administrateurs, et par l mme, guid le destin de lUniversit. Les deux chapitres suivants, - La main tendue chacun et tous et Enchantement terrestre avec un got de paradis drivent laspect le plus important de Sa personnalit, Sa matrise totale de lart de parantahkarana pravesh ou comment pntrer dans le cur des autres et transformer leurs vies. Lanne 1984 fut celle dun vnement primordial dans la mission mdicale de Baba linauguration du nouvel et immense Hpital gnral Sathya Sai Prasanthi Nilayam. Le neuvime chapitre Le Divin Docteur raconte lhistoire des deux hpitaux gnraux fonds par Bhagawan Prasanthi Nilayam et Whitefield. Il parle aussi de la philosophie de Baba propos des soins de sant, mise part la lumire jete sur Ses merveilleux pouvoirs de gurison. Le dixime chapitre Une nouvelle demeure pour le Seigneur de Brindavan - commence avec la premire visite du jeune Baba Bangalore en 1944 et se termine par linauguration du nouveau mandir Trayee Brindavan Whitefield le 26 avril 1984. Le onzime chapitre Dieu est en action parmi nous nous raconte et nous fait dcouvrir limportance des activits des Organisations Sri Sathya Sai pendant la priode qui nous mne jusqu la quatrime Confrence mondiale et au soixantime anniversaire de Bhagawan Baba. Le dernier chapitre, - Le Matre du monde -, fait ressortir lessence des enseignements de Bhagawan pendant cette priode. Au fur et mesure que le lecteur avance dans sa lecture, il dcouvre que les histoires de Ses dvots qui refltent la gloire de lAvatar sont utilises comme les jeux de construction de lhistoire de Sa vie. Chacune de ses histoires est reprsentative des expriences de centaines, voire de milliers ou plus de ces heureux bnficiaires de lamour et de la grce de Bhagawan. Pour prserver lauthenticit, je nai crit que les expriences de ceux avec lesquels jai eu une action rciproque ; de trs rares exceptions cette rgle ont t faites dans le cas de personnes trs bien connues dans le monde. Jai parl avec presque tous en dtail de leurs expriences et nombre dentre eux ont donn par crit des rponses au questionnaire que javais prpar pour chacun deux en exclusivit. Laeul de la littrature Sri Sathya Sai, Sri N. Kasturi, fut comme un pre pour moi et jai tir une grande inspiration de sa vie et de son uvre. Je dois lui exprimer ma profonde gratitude en premier avant de reconnatre ma dette envers les nombreuses personnes qui, dans leur immense amour pour Bhagawan, mont aid accomplir cette tche. Je suis reconnaissant envers Sri. K.S. Rajan, le secrtaire des Editions et Publications Sri Sathya Sai, les membres du trust et le comit Sathyam, Sivam, Sundaram de mavoir fourni de trs prcieuses suggestions et de la matire pour la compilation du livre.

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Je suis particulirement reconnaissant Sri V.N. Prahlad pour son aide dans la composition de la table des matires du livre, outre le rassemblement de beaucoup de matriaux et leur ordonnancement de manire trs systmatique. Je suis reconnaissant envers les nombreux dvots jeunes et vieux y compris quelques clbrits et personnalits bien connues- qui ont partag leurs expriences avec moi trs librement, sans mnager leur prcieux temps. Certains mont aussi prt de prcieuses lettres que Bhagawan leur avait crites et des photographies significatives. La plupart de ces personnes figurent dans ce livre. Parmi elles, je ferai une mention spciale de mon vnr frre Sai, Sri C. Sreenivas- qui trs gnreusement consacra son temps des discussions sur le livre pour ses paroles encourageantes et ses ides stimulantes. Sri Sanjay Sahni et Sri Ruchir Desai, mes estims collgues de Brindavan, mont offert un avis trs utile, concernant le contenu et le style du livre. Sri K. Vasantha Raj, mon ancien collgue du Sathya Sai Grama village de Muddenahalli- a soigneusement examin dans le dtail le texte et ma aid lditer. Je les remercie pour leur soutien sincre. Nos anciens lves et mes jeunes confrres de Brindavan Sri Rajeev Rajan, Sri Sai Manohar et Sri Raghupathi Rao mont apport sans restriction leur soutien de multiples faons. Rajeev Rajan a travaill trs dur sur tous les aspects du livre. Sri Suresh, un artiste de Bangalore, a imagin la couverture. Le photographe Sri Kekie Mistry et mon confrre le Dr. C.N. Sundaresan mont donn de bon cur quelques-unes de leurs photos pour les inclure dans le livre. Un autre ancien lve, Sri Sai Roopak et mes jeunes amis, Sri Mahabaleshwar et Sri Ravi, ont aid dans le choix et la mise en place des photos significatives pour chacun des chapitres. Sri et Smt T.S. Venkatraman ainsi que Sri Jaishankar de Bangalore ont transcrit avec grand soin beaucoup de mes entretiens avec des dvots. Je leur suis redevable tous. Ce Prema Pushpam volume V du Sathyam, Sivam, Sundaram est ddi avec amour et gratitude aux Pieds de Lotus de ntre Divin Matre Bien-Aim au-del de tout, par un humble jardinier de Son Jardin dAmour.

Prasanthi Nilayam 21.07.2005 (Guru Poornima)

B.N. Narasimha Murthy

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CHAPITRE 1

QUI SUIS-JE ?Ctait un beau matin au dbut du mois de mai Kodaikanal. Bhagawan Baba tait assis dans le hall du Sai Sruti (temple), entour de quelques-uns de Ses bienheureux tudiants, professeurs et dvots, choisis cet t-l, pour Laccompagner dans cette station de montagne enchanteresse. Ctait une de ces charmantes sessions qui suivaient le petit djeuner. Bhagawan annona aux tudiants : Je donnerai un prix spcial celui qui rpondra correctement Ma question ! Dans linstant, tout le monde et spcialement les tudiants, fut en moi et dans lexpectative. Gnralement en de telles occasions, Bhagawan pose des questions sur des vnements, des personnalits de la mythologie ou de lpope indiennes. Mais ce jour-l, la question fut tout fait unique. Baba demanda aux garons en Se dsignant du doigt, Qui suis-Je ? La rponse vint presque instantanment : Dieu ! crirent beaucoup de garons simultanment. Ils pensrent mme que la question tait trs simple. Mais Baba sourit et dit Pas correct ! Tout le monde fut intrigu. Un des garons dit, Swami, vous tes Shiva Shakti Swaroopa ! Tous regardrent Bhagawan dans lattente de Sa rponse. Un beau sourire fleurit sur son visage rjouit. Il dit Pas correct ! Beaucoup pressentirent quune de Ses divines espigleries allait se dvoiler. Un des tudiants prit la libert de dire, Swami, Vous tes Shri Krishna revenu sur terre ! Baba clata de rire et rpta, Pas correct ! Swami vous tes Sarva Devata Swaroopa ! dit un dvot plus g. Pas correct ! Tous la fois jeunes et vieux furent dsempars et la situation piquait leur curiosit. Un des dvots plaida. Swami, dites-nous sil vous plait, Qui Vous tes ! Je suis Je ! dclara Bhagawan. Chacun rit et il y eut un lan de gat parmi lassemble. Mais Swami resta trs srieux. Devant limpassibilit de Swami, chacun redevint srieux et attentif. Latmosphre devint totalement sublime lorsque Swami expliqua : Je est la base de tout. Dire Je suis ceci ou cela est dwaita bhavam la dualit. Je suis Je signifie adwaitam ou ekatwam lunicit. Ceci est lultime vrit. Cest ce Je qui est appel de diffrents noms Dieu, Atma, Brahman, Krishna, Rama, Shiva, Allah ou Yahweh.

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Un Avatar est une nigme enveloppe de mystre. Pour nous, humains, Il restera une nigme tout jamais. Bhagawan Baba a dclar, Vous ne pouvez connatre Ma ralit, que ce soit aujourdhui ou mme aprs des milliers dannes daustrits et denqutes, mme si lhumanit toute entire se joignait ses efforts ! Un Avatar est conscient non seulement de Ses vies passes et futures, mais aussi du pass, du prsent et du futur de toutes les cratures. Or lhomme ne connat ni ses propres vies passes ni ses vies futures, pas plus que son avenir dans cette vie prsente. Comment peut-il alors comprendre lAvatar ? Je suis hors datteinte de la recherche la plus intense et des mesures les plus pointues. Seuls ceux qui ont reconnu Mon Amour et lont expriment peuvent aspirer avoir un aperu de Ma nature divine. Dans la Bhagavad Geeta les mmes rvlations sont faites par Bhagawan Sri Krishna. Ni les armes de devas ni les grands rishis ne connaissent Mon origine, puisque Je suis la source des devas et des rishis. O Arjuna, Je connais tous les tres du pass, du prsent et du futur mais personne ne Me connat ! Quand Arnold Schulman clbre scnariste et auteur dramatique dHollywood- demanda Bhagawan, Etes-vous Dieu ? Il rpondit, Comment une fourmi peut-elle mesurer la profondeur de locan ou un poisson dcouvrir la vrit du ciel ? Une autre fois Bhagawan rvla, Au lieu dessayer de savoir qui Je suis, essayez de savoir qui vous tes. Quand vous vous connatrez vous-mmes, vous Me connatrez ! Nous comprendrons Baba au fur et mesure quIl se rvlera Lui-mme nous et dans la mesure o nous nous connatrons nous-mmes. Si nous tudions la vie de Baba, nous voyons quIl fait diffrentes rvlations sur Lui-mme diverses personnes et des moments choisis de Sa vie. Baba Lui-mme a expliqu pourquoi Il se devait dagir ainsi. Comme tous les Avatars Krishna annona Son avnement au monde petit petit, pas pas, contrlant chaque fois quel point la ralit allait pouvoir tre accepte par les gens autour de Lui. Il en est de mme aujourdhui avec cet Avatar. Les signes et les miracles ont t manifests avec lintention autrefois comme maintenant - de proclamer lAvatar ! Seul un autre Sai Baba peut savoir qui est ce Sai Baba ! a dit Baba une fois, et Il demanda : Si Je ne vous parle pas de Moi, qui dautre le pourra ? Misricordieux envers lhumanit, Bhagawan Baba a souvent parl de Lui, chaque fois que ncessaire pour servir Sa mission. Aussi a-t-Il souvent divulgu des vrits profondes sur Lui par amour pour Ses dvots pour qui ces rvlations sont sources dune joie immense et de grande batitude. Comme Il la Lui-mme rvl, bien quIl soit n avec toute la sagesse et la puissance divines, Baba ne les a manifestes qutape par tape, au moment opportun, aprs avoir prpar les gens autour de Lui comprendre et accepter ce quIl rvlait. Ce processus est toujours dactualit. Pendant le sjour de Bhagawan Bombay en juin 1968, Il consentit avec bienveillance rpondre aux questions de lditeur dun journal du Gujarat le Nava Kaal concernant Ses miracles. Une des premires questions fut, A partir de quand avez-Vous commenc manifester ces signes de puissance divine ?

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Depuis lenfance mme ! A lcole Je lutilisais pour crer des chocolats, des billes et autres articles pour les enfants qui Mentouraient, rpondit Baba. Ensuite lditeur saventura demander, Baba, quel ge avez-vous acquis ce pouvoir ? A Ma naissance ! dit Baba et aprs une pause Il ajouta avec force, Mme avant cela ! Lditeur ahuri sexclama, Cest--dire ? Cest--dire que Je Me suis rsolu natre ! Jai dcid qui serait Ma mre. Les simples humains ne peuvent choisir que celui ou celle qui sera son mari ou sa femme ; le Fils a choisi la mre dans les incarnations de Rama et de Krishna. De plus, la tche pour laquelle Ma naissance fut dcide tait de confrer prema tous et travers ce prema de dvelopper une vie vertueuse chez tous.

A lpoque o le jeune Sathya tait lve et sortait de Son sac un stock sans fin de sucreries, de crayons et autres articles pour les donner Ses camarades, ceux-ci taient naturellement tout tonns. Beaucoup de ces articles ne pouvaient se trouver o que ce soit dans cette rgion ! Ils Lui demandaient, Do obtiens-tu tout cela ? Jai une Grama Shakti (desse du village) sous Mon autorit. Elle Me donne tout ce que Je veux ! rpondait Sathya avec nonchalance. Cette rponse les satisfaisait. Plus tard Bhagawan Baba dit quIl leur donnait une rponse quils pouvaient comprendre et accepter. Avec une profonde comprhension et sympathie pour lhumanit qui se sent en sret et labri dans son ignorante satisfaction de se cramponner la simple dimension physique de lexistence, ne se doutant pas le moindre du monde de niveaux plus profonds, plus levs, plus glorieux et plus durables de lexistence, le jeune Avatar prparait pniblement les esprits des gens recevoir Ses rvlations sur Sa vrit et Sa mission. Nous ne pouvons quimaginer la douleur misricordieuse dans le cur du Matre qui poursuivait patiemment la mission quIl Stait attribue de librer lhomme de son attachement la pnible existence terrestre et de llever aux rgions clestes de sa propre Ralit. Bhagawan Lui-mme exprima Sa situation difficile ( !) une fois, quand il dit quelques personnes de son entourage, Je suis Nataraja le matre de la danse - le premier parmi les danseurs. Je suis seul connatre la douleur de vous enseigner chaque pas de la danse ! A lge de 10 ans, Sathya stait dj attir les titres de Guru et de Brahma Jnani de la part de ses amis et des ans de par son mode de vie exemplaire et de son irrpressible penchant enseigner la bonne manire de vivre, tant aux jeunes quaux anciens. Parmi les chants enseigns par Sathya au groupe Pandari Bhajan quIl avait fond, il y en avait quelques-uns qui glorifiaient un centre de plerinage inconnu appel Shirdi , o la nouvelle dit tait Sai Baba !

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Quand quelquun Lui posait des questions sur Shirdi et Sai Baba , Sathya racontait des histoires intressantes sur ce nouveau lieu saint et sa dit. Ainsi, Il prparait le terrain pour rvler Son identit en tant que Sai Baba dans les trois annes qui suivirent. Etudiant au lyce dUravakonda, Sathya, g de 13 ans, dclencha le processus de la rvlation de Son identit, ce quIl fit en trois tapes, entre mars et octobre 1940. Le soir mmorable du 8 mars 1940 apporta un changement sensible dans Sa vie. Tout commena apparemment avec la piqre dun scorpion noir hautement venimeux ! Comme Baba Lui-mme le rvla dans les annes qui suivirent, aucun scorpion ne Le piqua. Il avait seulement dcid dattir lattention des gens et les prparer entendre une dclaration importante quelques mois plus tard. Pour traduire lvnement dans Ses propres termes, Je voulais juste dmontrer que Jtais au-del de visha et vishaya ! Lt de la quatorzime anne du jeune Sathya, en 1940, le vit traverser des moments atroces avec un courage et une patience stupfiants. Le changement extraordinaire dans Son comportement ne fut pas compris par Son entourage. Quelques anciens du village pensrent que lattitude trange et inexplicable de Sathya tait due quelque esprit malin qui Le possdait ! Domins par leur profond intrt au bientre de leur cher enfant, les parents de Sathya et la famille se firent leur avis et appelrent des exorcistes pour le gurir ! Ni Ses parents et amis, ni les gens de Son entourage ne pouvaient imaginer que Sathya tait venu dans le monde pour exorciser lesprit du mal qui possdait lhumanit. On frmit la pense du traitement atroce que Sathya dut subir entre les mains des dmons brutaux chez des hommes qui se prtendaient exorcistes des dmons ! Mais Il supporta tout sans une grimace et sans flchir. Ctait en fait un acte de longanimit aussi bien que de misricorde pour lhumanit gare ! Parlant de ces jours prouvants, Baba dit quelques mois plus tard Son entourage, qui se demandait encore sIl tait rellement ce quIl proclamait tre, Mme aprs avoir vu tout ce courage et ce miracle dun petit garon traversant sans dommage toute cette horreur, vous ntes pas encore convaincus que Je suis Baba ; comment alors auriez-vous ragi si Javais juste fait cette annonce un beau jour ? Je voulais faire connatre que je suis de substance divine, impermable la souffrance humaine, la douleur o la joie ! Ces mots rendent tmoignage du dur labeur du Messie qui vient pour librer lhomme de ses folies et de ses faiblesses ! Dans la fameuse lettre crite Son frre an le 25 mai 1947, Baba fit observer, Cest le lot des Mahatmas, partout, tout le temps ! Souffrir en silence et joyeusement pour racheter les pchs des autres est le poinon de garantie de tout prophte.

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Le 23 mai 1940, Sathya fit lannonce que lhistoire attendait ; Il dclara Je suis Sai Baba ! Jappartiens Apastambha Sutra et Je suis de la ligne Bharadwaja . Et le jeune Baba choisit le 20 octobre 1940 pour rompre les liens avec la famille dans laquelle Il avait choisi de natre et proclamer Sa mission dAvatar. Abandonnant cole et domicile. Il leur dit, Je ne suis plus votre Sathya ; Je suis Sai ! Je suis en marche ; Je ne vous appartiens pas. Maya est partie ; Mes fidles Mappellent ; Je dois faire Mon travail. Pourquoi lAvatar Sri Sathya Sai Baba sest-Il seulement identifi Sri Shirdi Sai Baba et non aux autres prcdents Avatars ? Bhagawan Baba a rpondu cette question, Je leur ai donn le nom de lAvatar qui Ma juste prcd. Cela signifie que Celui qui est venu en tant que Shirdi Sai Baba est revenu aujourdhui en tant que Sathya Sai Baba ! Dailleurs il y a trois Sai ; aprs cet Avatar il y en aura un autre, Prema Sai ! Le soir du 37me anniversaire de Baba, en novembre 1962, le Dr Chenna Reddy, qui tait cette poquel ministre de lurbanisme dans le gouvernement de lAndra Pradesh, fut bni par le privilge dinaugurer lEcole Primaire donne par Baba au village de Puttaparti. Dans la soire qui suivit linauguration du btiment, le ministre dit pendant son allocution, A quelques semaines prs de mon plerinage Shirdi, jai la bonne fortune de venir Puttaparti o Sri Shirdi Sai Baba sest nouveau incarn en tant que Sri Sathya Sai Baba. Mais Baba dans Son discours lui rappela ainsi qu toute lassemble, Je suis tous les noms, pas seulement ces deux-l Shirdi Sai Baba et Sathya Sai Baba. Appeler cette manifestation-l Shirdi Sai Baba ou cet avnement-ci Sathya Sai Baba nest quun des nombreux moyens de dsignation. Autrefois tout comme aujourdhui, Sai est tous les noms et toutes les formes ! Cette dclaration nous donne un aperu de luniversalit de lAvatar. A maintes reprises, Baba a manifest de larges signes de cette vrit Son sujet. Comme Sri Kasturi la relat dans les premiers volumes de Sathyam Sivam Sundaram, Baba a accord en diffrentes occasions de nombreux dvots, la vision de formes varies de la Divinit, y compris les Dashavatars les dix incarnations de Maha Vishnou. En cette mme occasion, dans la mme ligne, , Il fit cette grande dclaration, Quand des hommes zls vous demandent o on peut trouver le Seigneur, ne vous esquivez pas ; donnez-leur la rponse qui monte de votre cur vos lvres. Dirigez-les vers Puttaparti et invitez-les partager votre joie ! Compatissant envers les humains toujours dans le doute, Bhagawan Baba a fait maintes et maintes fois des dclarations nergiques propos de Sa personnalit et de Sa mission divines. Avant mme que Baba ne commence prononcer Ses discours en public, Il avait rvl, Je ne suis pas venu dans ce monde sans y tre invit. Les sadhus, les saints, les sages et les hommes de bien de toutes croyances et de tous pays Mont appel et Mont suppli de venir ; Je suis donc venu ! Si Jtais venu parmi vous en tant que Narayana, avec quatre bras tenant la conque, le disque, la massue et le lotus, vous Mauriez enferm dans un muse et vous auriez demand un droit dentre aux gens pour avoir Mon Darshan ! Si Jtais venu comme un simple humain, vous nauriez pas respect Mes enseignements et ne les auriez pas pratiqus. Aussi Je suis venu sous cette forme humaine avec une sagesse et des pouvoirs surhumains.

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Le jour de Mahashivaratri en 1955, Il dclara, Sai ne connat ni japa, ni dhyana , ni yoga ; Il ne connat aucune adoration. Il ne priera personne car Il est le plus haut ! Il vous enseigne seulement prier et adorer. Pendant lincarnation de cet Avatar, les mchants ne seront pas dtruits ; ils seront corrigs, redresss et duqus, et remis sur le chemin dont ils staient carts. Larbre infest de termites ne sera pas abattu pour autant ; il sera sauv par des soins attentifs. Sadressant aux dvots rassembls dans le lit de la rivire Chitravati, le 23 fvrier 1958, Baba affirma, Vous raliserez que chaque description de Mes mahima (miracles) est bien au-dessous de la reprsentation de leur ralit. Si vous tudiez les shastras et connaissez les caractristiques de lAvatar du Seigneur, vous pourrez avoir un aperu de la vrit Mon sujet. Pendant Son discours Prasanthi Nilayam, le 21 octobre 1961, Bhagawan Baba souligna, Rama, Krishna et Sai Baba apparaissent diffrents cause des diffrents vtements extrieurs quils choisirent dendosser. Mais cest absolument la mme Entit. Croyez-Moi ; ne soyez pas induits en erreur et ne vous garez pas. Le temps viendra bientt o tout btiment, aussi grand soit-il, sera trop petit pour contenir tous les gens qui sassembleront en ce lieu. Le ciel lui-mme devra tre le toit de lauditorium du futur. Vous verrez ce Puttaparti devenir Mathura Nagar (lieu ou vivait Krishna). Personne ne peut arrter ni retarder ce dveloppement. Je ne vous abandonnerai pas et ne permettrai pas quun seul dentre vous Mabandonne. Mon sang est prema ; Je suis le dpositaire de daya (la charit). Comprenez-Moi et comprenez bien Ma nature Vos vies sont entrelaces avec Mon sjour terrestre. Agissez toujours dune manire qui convienne ce grand privilge. Dans un discours du 24 novembre 1961 Prasanthi Nilayam, Baba expliqua, Quand le cours de la vie de lhumanit drive et scoule vers les sables arides de linutilit, lAvatar vient avertir et montrer la voie. Cest la mission de lAvatar. Je suis dtermin vous corriger seulement aprs vous avoir rvl Mes pouvoirs. Cest pourquoi Jannonce de temps en temps Ma ralit et Je manifeste les signes de Ma puissance, ce que vous appelez des miracles . Ce nest pas que Je sois avide de dmontrer Mes pouvoirs. Le but est de vous attirer plus prs de Moi et de lier vos curs Moi ! Le 28 avril 1962, Bhagawan dit aux rsidents permanents de Prasanthi Nilayam, Vous avez la chance de voir, dexprimenter et dtre bnis par lIncarnation du Seigneur ; ce bonheur que vous avez gagn est le rsultat de mrites accumuls dans vos nombreuses vies passes. Mme les rishis et les devas ont pri longtemps dans le pass pour avoir cette grande chance. Ayant gagn ce bonheur, efforcez-vous den goter la madhurya (douceur) et obtenez la batitude de sayujya (immersion en Dieu). Ne gaspillez pas un seul instant. Les Kiranas, les rayons qui manent de Moi sont de trois types les sthoola kiranas remplissent Prasanthi Nilayam, les sookshma sinfiltrent dans la terre et les karana couvrent lunivers entier. Le sthoola kirana fait de lhomme un sadhaka , le sookshma fait de lui un Mahatma et le karana le transforme en Paramahamsa.

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Le 6 juillet 1963, jour de Gurupoornima, Bhagawan sortit miraculeusement de lattaque dune maladie mortelle une thrombose crbrale- quIl avait prise sur Lui pour sauver un dvot sans ressource. Par compassion pour Son cher dvot, Il a travers en personne les affres de la maladie pendant 8 jours, enferm dans Sa chambre. Il annona ce jour-l lauditoire mu, Je suis Shiva Shakti Swaroopa ! Je suis descendu dans cette forme conformment la faveur accorde au sage Bharadwaja. Shiva Lui-mme naquit dans la ligne de ce sage en tant que Sai Baba de Shirdi, Shiva et Shakti se sont incarns en tant que Moi-mme aujourdhui dans cette ligne ; Shakti seule sincarnera dans le troisime Sai de la mme ligne, dans ltat de Mysore. Au dbut du discours du 39me anniversaire en 1964, Bhagawan chanta un pome impromptu en Telugu, qui signifie, Le mme Seigneur Maha Vishnou qui dversa Sa grce infinie sur Prahlada et le protgea de la colre de son pre, qui accorda la faveur de la richesse matrielle et spirituelle au pauvre Kuchela, qui sauva misricordieusement le roi des lphants des mchoires implacables du crocodile, qui racheta lempereur Bali par Son amour insondable, qui est ador par les dieux et les anges, qui est le gardien et le protecteur des dsesprs et des inquiets et le Seigneur de la Desse de labondance, et qui brille en tant que cette pure conscience qui est la base fondamentale de tout lunivers- est descendu aujourdhui en tant que Seigneur de Parti ! Le 17 mai 1968, devant les dlgus de la premire confrence mondiale des organisations Sri Sathya Sai le discours de Bhagawan fut tout fait unique. Il commena le discours dans le langage des dieux le Sanskrit, dconcertant tout le monde, y compris le traducteur Sri Kasturi qui ne bougea pas tant que Baba ne fut pas revenu au tlugu. De nombreuses rvlations sur Sai, lAvatar de notre re afflurent librement, transportant les dlgus de toutes les parties du monde vers les domaines transcendants de lesprit. Je ne veux pas que vous pensiez que Je dsire faire de la publicit ce nom et cette forme. Je ne suis pas venu fonder un nouveau culte. Sachez que cette forme Sai est la forme de tous les noms par lesquels lhomme a identifi et ador le Divin unique depuis la nuit des temps. Jenseigne donc quaucune distinction ne doit tre faite entre les noms Rama, Krishna, Ishwara, Sai, car ils sont tous Mes noms. A quoi cela sert-il que vous adoriez Mon nom et Ma forme si vous ne faites pas leffort de cultiver Ma samatva (srnit), Ma shanti (paix), Mon prema (amour), Ma sahana (patience) et Mon ananda (batitude) ? Ici sont runis, aujourdhui, des gens qui ont de la dvotion, des gens de toutes les classes de la socit ; Je dois vous parler de Ma ralit parce que 99% dentre vous ne la connaissent pas Bien quil soit presque impossible de comprendre Ma Ralit, en peu de mots, vous reconnatrez la batitude rpandue par le Principe Divin qui a revtu ce corps sacr et ce nom sacr. Votre bonheur davoir cette opportunit est plus grand que celui des prophtes, des sages, des saints, des moines et mme des dieux ! Cette forme Humaine est celle dans laquelle chaque Entit Divine, chaque Principe Divin, cest-dire tous les noms et toutes les formes attribues Dieu par lhomme, sont manifests. Cette forme est Sarva Devata Swaroopa ! Ne permettez pas au doute de vous envahir.

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Si vous installez sur lautel de votre cur une foi ferme en Ma Divinit, vous pourrez acqurir une vision de Ma Ralit. Au contraire si vous osciller comme le pendule dune horloge entre la foi et le doute, vous ne russirez jamais comprendre Ma vrit et acqurir cette batitude. Bienheureux tes-vous davoir aujourdhui dans cette vie-mme, la chance dexprimenter la flicit du Sarva Devata Swaroopa ! Mditez un moment sur cette manifestation Sathya Sai. En cette re de matrialisme effrn, dincrdulit agressive et de non respect, quest-ce qui Lui apporte ladoration de millions de gens du monde entier ? Vous serez convaincu que la raison fondamentale de cela est le fait quIl est la Divinit sous forme humaine. Je le rpte, quelle chance vous avez de pouvoir tre tmoin de lhommage rendu Bharat par le monde entier ; de pouvoir entendre ladoration du nom de Sathya Sai et rsonner dans tous les coins du monde, mme quand cette forme est parmi vous, avec vous, devant vous ! Pendant la clbration de Son 55me anniversaire, en 1979, Baba dclara, Je nai aucun anniversaire puisque Je nai aucune naissance ! Ce nest que lanniversaire de ce corps. Vous dites que Jai 54 ans, mais Je suis sans ge !

Sai est cette Atma jamais resplendissante, jamais bienheureuse Le sans-forme qui ne fut, ni nest, ni ne sera Lternel qui nentre ni ne sort Limmortel qui ne nait ni ne meurt ! Voici un couplet en sanskrit chant par Bhagawan au dbut de lun de Ses discours.

Naham manushyo na cha deva yakshah Na brahmana kshatriya vaishya shoodrah Na brahmachari grihi vanasthah Aham Sathyabodhakah Sathyam Sivam SundaramCe couplet signifie, Je ne suis ni un humain, ni un ange, ni un demi-dieu ! Je ne suis ni un brahmin, ni un kshatriya , ni un vaishya , ni un shoodra ! Je ne peux pas tre confin un stade de la vie comme un tudiant ou un chef de famille ou un ermite ! Je suis lEternel Enseignant de la Vrit, Je suis SATHYAM, SIVAM, SUNDARAM VERITE, BONTE et BEAUTE ! En une autre occasion, quelques membres du Parlement qui rencontraient Baba Prasanthi Nilayam Lui demandrent de leur parler de Lui. Bhagavan dit : Parmi les hommes Je suis un homme. Parmi les femmes Je suis une femme. Parmi les enfants, Je suis un enfant. Seul, Je suis Dieu. Cette dclaration explique comment Baba est capable dtablir un rapport presque immdiat avec celui quIl rencontre, indpendamment de son ge, de son sexe, de sa langue, de sa religion ou de sa nationalit.

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Il est dit que Dieu descend pour que lhomme puisse slever jusqu la Divinit . Une mission importante de lAvatar est de dmontrer lunicit de Dieu et de lhomme. Dans ce contexte, Baba a dclar, ne mettez pas de distance entre vous et Moi. Ninterposez pas les formalits du rapport Guru- shishya entre vous et Moi. Je ne suis ni Guru ni Dieu. Je suis vous ! Vous tes Moi ! Cest cette vrit que vous raliserez quand vous atteindrez le but. Vous tes les vagues et Je suis locan. En dpit de toutes les dclarations et les rvlations faites par lAvatar sur Lui-mme, Il reste un mystre pour lhomme. Mais selon lAvatar, Il est locan et lhomme est la vague ! La vague peut-elle connatre locan ? Oui, seulement quand elle sait quelle ne fait quun avec locan. Pour que cela se produise, la vague doit perdre son sens de la sparation ou ego. Voici lhistoire dune telle vague qui dans son ignorance cherchait locan. Cest lhistoire de la folie de lhomme et de la compassion ocanique de lAvatar. Lhistoire jette aussi une lumire sur le mystre dconcertant de lAvatar et de yogamaya qui Lentoure. Selon la volont de Bhagawan Baba je me trouvais le 07 aot 1983 au seuil dun nouveau chapitre de ma vie. Javais dmnag du Sathya Sai Grama Muddenahalli Prasanthi Nilayam pour y servir en tant que directeur du pensionnat de garons o les tudiants de lInstitut Sri Sathya Sai de lenseignement suprieur et de lcole secondaire rsidaient. Ce soir-l, vers neuf heures, je fus attir vers le quartier o se trouvait le mandir, dans Prasanthi Nilayam. Le silence et la srnit rgnaient en matres. Jallai masseoir prs du pilier gauche de la porte Dashavataram, en face du mandir. Soudain, je me souvins que jtais assis la mme place et presque la mme heure 18 ans auparavant alors que jtais tudiant au collge et ma mmoire revint en arrire pour revivre un vnement significatif qui advint ce soir-l Javais environ 20 ans cette poque-l. Jtais assis l, les yeux remplis de larmes, priant le Seigneur de me venir en aide et trouver refuge Ses Pieds. Au bout de quelques minutes, un vieil homme en dhoti et kurta, un tissu blanc nou autour de sa tte aux cheveux argents, sapprocha de moi et se tint mes cts. Je schai rapidement mes larmes et je le regardai. Dans la faible lumire, je ne pus discerner distinctement ses traits. Il dit dune voix trs tendre et en un tlugu familier, Nayana, tu es trs chanceux dtre venu Baba un si jeune ge. Beaucoup de gens vont et viennent ; celui qui peut se cramponner au Seigneur avec foi et dtermination, et tablir avec Lui une relation intime, peut aisment traverser locan du samsara ! Nabandonne pas, accroche-toi ! Puis il sen alla. A ce moment l, je nimaginais mme pas qui pouvait tre cette personne ! Me rappelant cet incident assis au mme endroit 18 ans aprs, je fus envahi de gratitude. Le don de vivre et de servir en dyvia sannidhi tait la plus haute des bndictions qui pouvait mtre accorde. Je la considrais comme le but mme de ma vie. Ctait naturellement laspiration la plus intense de mon cur de la conserver jusqu la fin ; cela devint ma prire permanente. Le matin suivant aprs le darshan, un vieux dvot me flicita de ma bonne fortune et dit, Swami est comme le feu. Vous tes venu tout prs de Lui. Beaucoup de ceux qui sont venus prs de Lui ont fait fiasco cause dun manque de puret. Puisse Swami vous aider et vous soutenir pour jouir jamais de Sa proximit.

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Je le remerciai pour ses bons vux. Je lavais mme entendu dire dans ses discours publics en la prsence divine, Swami est le feu, Si vous approchez de Lui, vous pouvez vous brler, si vous tes loin, vous ne pouvez sentir Sa chaleur ! . Il avait aussi lhabitude de parler de yogamaya qui entoure lAvatar et qui dconcerte tous les hommes, particulirement ceux qui vivent et travaillent dans Sa proximit. Ses paroles de sollicitude, bien que suggres par de bonnes intentions, dclenchrent en moi un chapelet de penses qui aboutirent de linquitude et un manque dassurance. Bien sr ma prire Swami se poursuivit. Je me souvins des paroles du Seigneur Krishna dans la Bhagavad-Geeta : Je ne Me rvle pas tous puisque Je suis entour de yogamaya. Le monde abus ne Me reconnat pas en tant que base Immortelle et Imprissable de toute existence ! Quand jai recours la forme humaine, les hommes induits en erreur ne comprennent pas cette vrit suprme que Je suis le Seigneur de tous les tres ! Un jour en parlant de Lui, Bhagawan Baba a dclar : Comme Je vais et viens parmi vous, mange avec vous et parle avec vous, vous imaginez tort que ce nest quun exemple dhumanit. Prenez garde cette erreur. Je vous trompe aussi en chantant avec vous et en jouant avec vous, et en mengageant dans des activits avec vous. Mais tout moment Ma Divinit peut vous tre rvle ; vous devez tre prts, prpars ce moment. Comme la Divinit est enveloppe par lhumanit, vous devez tcher de vaincre la maya qui vous la cache ! Les mouvements et les activits de lAvatar peuvent paratre ordinaires et banals certains. Il ne peut y avoir aucun ordinaire ni aucune banalit dans la vie des Avatars. Le sans forme vient dans la forme dun tre humain afin de pouvoir se mler lhumanit, donner des exemples et des idaux aux tre humains et leur communiquer tous les aspects quils doivent apprendre. LAvatar se comporte de faon humaine afin que lhumanit puisse sentir sa parent avec Lui, mais Il slve des hauteurs supra-humaines pour que lhumanit puisse aspirer atteindre ces hauteurs.

avait recommand Sri Kutumba Rao, alors secrtaire du Sri Sathya Sai Central Trust et trs proche serviteur de Bhagavan depuis de nombreuses annes, de veiller sur mon bien-tre jusqu ce que jemmnage dans la maison universitaire. Quand je lui demandai, Monsieur, les gens disent que Swami est entour de yogamaya. Quen pensez-vous ? , il rpondit sans mme un battement de paupires, Narasimha Murthy, ce nest pas juste maya ; cest mahamaya ! Cette dclaration me dcouragea vritablement, je lui demandai : Alors, comment pouvons-nous y survivre ? Il sourit et massura : Il ne faut pas se tracasser pour cela. Nous devons Le prier constamment. Il est trs misricordieux. Il est particulirement bienveillant avec ceux qui Lentourent. Il connat nos faiblesses. Je mditai longuement sur cette dclaration cette nuit-l et dcidai finalement de soumettre ma question Bhagavan Lui-mme et de chercher obtenir Sa grce et Sa guidance. Je devais entrer comme directeur la maison universitaire le lendemain. Baba mappela pour une entrevue ce matin-l. Il sembla trs heureux et misricordieux.

Avatar et yogamaya devinrent le sujet de ma contemplation pendant les deux jours qui suivirent. Baba

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Il dit, Je suis trs trs heureux pour toi. Sur un mot de Swami, tu as quitt lcole de Muddenahalli pour venir ici. Un vritable aspirant doit avoir ce genre de dtachement. Que veuxtu ? Demande-Moi Je te donnerai ! Tout est ici ! et Il montra Son poing droit. Swami, vous mavez tout donn. Vous avez exauc le dsir de mon cur de Vous servir. De quoi dautre ai-je besoin ? Bon garon ! Mais demande-Moi quelque chose. Swami bnissez-moi pour que je vive Vos Pieds de Lotus pour toujours ! Ces paroles jaillirent spontanment de mon cur. Il plaa Sa main droite sur ma tte et dit, Tathastu ! Je fus submerg de joie et je sentis que le moment tait opportun de Lui poser la question qui me tourmentait depuis quelques jours. Je Lui dit avec beaucoup dhsitation : Swami, on dit quun trs puissant yogamaya entoure Swami. Baba clata de rire et demanda : Qui a dit el ? Swami, cest aussi dit dans la Bhagavad-Geeta ! Ne te tracasse pas ce sujet. Si tu cultives un sentiment dabandon total Swami, aucune maya ne taffectera , dclara Bhagavan ; et Il recommanda : Dveloppe lattitude dabandon. En sortant de la salle dinterview je me remmorai laffirmation du Seigneur dans la Bhagavad-Geeta : Ma maya faite de gunas est difficile vaincre ; mais ceux qui sabandonnent Moi et prennent refuge en Moi peuvent passer au travers de cette maya ! Pour ces bienheureux qui vivent en prsence de lAvatar et sous le parapluie de Sa grce, le chemin recommand par Bhagavan est sharanagati, soit la ralisation de la foi et de lamour. Lobstacle sur ce chemin est lego. La conqute de lego nest possible que par limmense grce de lAvatar misricordieux qui est toujours prt aider tout aspirant sincre. Baba a dit : Si vous faites un pas vers Moi, Jen ferai cent vers vous ! Sa misricorde est notre espoir !

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CHAPITRE 2

PARFUM DU BOUTON QUI SEPANOUIT

LAvatar descend sur terre comme une fleur dj panouie contrairement aux autres mortels. Par consquent le terme bouton qui spanouit ne convient pas lAvatar ; il sapplique seulement au processus de Son auto-rvlation qui commence avant mme Son avnement et devient ternel en temps et en contenu, puisque aucun autre mortel ne pourra jamais comprendre Sa gloire. Le monde ne connatra de Lui que ce quIl rvle misricordieusement. De ce fait, le travail de celui qui prtend crire la biographie de lAvatar devient une tche ardue. Cela peut donner une certaine satisfaction celui qui le tente, mais la tche ne peut jamais tre termine car la biographie dun Avatar ne peut que rester inacheve et incomplte. Il nen est pas autrement avec la biographie de Bhagawan Sri Sathya Sai Baba. Dans ce chapitre, nous avons tent de runir les rvlations faites par Baba Lui-mme et diverses autres expriences rvles par dautres tmoins de Ses jeunes annes, qui nont pas t contes dans les quatre premiers volumes de Sathyam Sivam Sundaram. Signes et merveilles de Sa splendeur, de Sa sagesse et de Sa compassion rpandent le parfum de ce bouton qui spanouit . Easwaramma, la mre de lAvatar raconta cette exprience extrmement mouvante, trente ans aprs lvnement, car il lui avait t demand de ne pas en parler. Ceci est racont par Sri Kasturi dans son livre Easwaramma, la Mre choisie. Voici le rcit de son exprience : A cette poque, Baba tait un bb de neuf mois. Je me rappelle de tout lincident de faon claire et nette. Je venais de Le baigner et Lhabiller, et je mis un collyre rafrachissant dans Ses yeux. Je mis aussi sur son front de la vibhuti du temple de Shiva et un point de Kumkum du temple de Sathyamma. Je Le couchais dans le berceau, auquel je donnai un balancement et men revins vers ltre o le lait tait sur le point de bouillir. Soudain je Lentendis pleurer. Je fus surprise car, croyez-moi, Il navait jamais pleur depuis Sa naissance pour quelque motif que ce soit, faim, douleur ou inconfort. Je Le pris et Le mis sur mon sein ; Il arrta Ses pleurs. Je vis un halo de lumire brillante autour de Lui. Mais la lumire ne me blessait pas ; elle tait trs frache bien que brillante et proche. Je restai calme, perdue de joie. Cela dura un long moment avant que cela ne disparaisse progressivement. Je fermai les yeux et perdis probablement conscience de tout ce qui mentourait, jusqu ce que ma belle-mre vienne vers moi et me rveille. Lenfant tait apparemment endormi. Elle me demanda ce qui tait arriv et je lui parlai du halo que javais vu tout lheure dun contour trs net. Elle mit un doigt sur ses lvres et me dit, Ne parle de cela personne. Ils ne pourraient pas comprendre ; ils rpandraient toutes sortes de racontars. Je pense quelle en parla au grand-pre car il me posa plus tard des questions ce sujet.

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Les extases et les angoisses de la grand mre qui donna naissance lAvatar et son voyage spirituel se terminant par laccomplissement ultime sont dcrits de manire mouvante dans le livre de Kasturi.

Karanam Subbamma Nagar, quartier compos de 60 maisons pour familles pauvres adjacentes au campus denseignement de Prasanthi Nilayam fut inaugur par Baba pendant les ftes de Son 60me anniversaire en 1985. Cet acte bienveillant de Bhagavan symbolisait Sa gratitude envers Karanam Subbamma qui est connue de tous comme la mre nourricire de lAvatar. Subbamma fut pour le jeune Sathya ce que Yashodha fut pour le jeune Krishna Brindavan. Il y eut un lien spontan daffinit et damour entre Subbamma et Sathya ds sa tendre enfance. Quand Sathya fit Ses premiers pas, linstinct maternel de Subbamma qui navait eu aucun enfant trouva son accomplissement total en aimant et nourrissant Sathya. Pour viter toute critique de Ses proches comme quoi elle polluait sa maison brahmin en prenant un garon Raju dans sa cuisine, elle dut parfois sarranger pour le nourrir en secret ! Lorsque le garon grandit, cette faon cachottire de Le nourrir consistait appeler Sathya la terrasse et Lui donner des mets particulirement savoureux depuis la haute fentre de sa maison qui avait vue sur la terrasse de la maison Raju ! Elle eu loccasion davoir un premier aperu de la divinit de Sathya quand il eut environ 6 ans. Alors que Sathya ouvrait Sa bouche pour boire leau dun gobelet quelle tenait la main, Subbamma eut la vision du cosmos entier dans Sa jeune bouche ! Elle y vit le spectacle extraordinaire des corps clestes tournoyant sur leurs orbites. Elle fut submerge deffroi et dun assaut dextase ; quelques instants plus tard, elle sortit en courant de sa maison et trouva Sathya dans la rue. Sans penser ce que les autres pourraient dire, elle enlaa Ses Petits Pieds et les arrosa de larmes. Cet tat dextase ne la quitta pas de plusieurs jours. La graine de sa foi en lAvatar qui fut plante dans son cur ce jour-l grandit pour devenir dans sa vie un arbre norme de dvotion sans tache, produisant les fruits de labandon total au divin ; elle reut finalement le don suprme de la libration dans les mains de Son Seigneur bien-aim.

Sathya tait un meneur dhommes n; mme quand Il tait tout jeune garon Sathya tait un Guru qui conduisait les enfants du village sur le sentier de la bont et de la pit. Rcemment, Baba a rvl un incident intressant relatif ces jours passs, qui est un jalon important dans le processus de Son auto-rvlation. Ecoutons-le de Bhagavan Lui-mme. Ds le dbut, Je fus une source dinspiration pour les jeunes enfants. Je les encourageais accomplir leurs devoirs sincrement et renoncer de blesser les autres. Pendant le mois de Magha Javais coutume demmener les enfants au temple dHanuman 4h du matin.

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Aprs le bain sacr dans le lac du temple, Je leur demandais de faire pradakshina et Je Masseyais dans le temple pendant quils en faisaient le tour. Un jour, ils insistrent pour que je Me joigne eux pour la circumambulation. Aprs beaucoup de supplications, Je dus finalement leur cder et commencer tourner autour du temple. A la fin du premier tour un gros singe apparut de nulle part et Me bloqua le chemin. Les efforts des enfants pour chasser le singe chourent. Le singe ntait autre quHanuman Lui-mme qui Me pria : O Seigneur, cest Moi qui devrais faire pradakshina autour de Vous. Vous ne devez pas faire cela ! Jexpliquai aux garons la supplication sacre de la dit du temple. Cet incident transforma leur cur. Ils allrent dans le village raconter aux gens ce quils avaient vu au temple dHanuman.

En 1980, Bhagavan Baba dvoila pour la premire fois lincident de Sa rencontre avec Wolf Messing en 1937. Wolf Grigorievich Messing fut un des personnages les plus nigmatiques et les plus mystiques du 20me sicle. Il tait connu pour avoir eu dtonnants pouvoirs psychiques qui firent de lui une lgende vivante ; Il tait juif, n en Pologne en 1899. Il voyagea beaucoup dans le monde entier jusquen 1939, dmontrant les tonnants pouvoirs de son esprit. Il rencontra au cours de ses voyages de nombreuses clbrits comme Albert Einstein, Sigmund Freud et Mahatma Gandhi. Il avait prdit la chute dHitler, ce pourquoi ce dernier avait mis sa tte prix. Quand la Pologne sattaqua Hitler en 1939, il partit sinstaller en Russie. Il dmontra ses pouvoirs mentaux surprenants Staline par des prouesses bizarres et il gagna sa confiance. Il mourut Moscou lge de 75 ans. Pendant un discours quIl faisait devant une vaste assemble de dvots venus du monde entier Prasanthi Nilayam, le 22 novembre 1980, Baba rvla un aspect important de la personnalit de Messing, qui ntait jusqualors connu de personne. Il tait un ardent aspirant spirituel qui vint en Inde pour y chercher lillumination. Il rencontra de nombreux saints et des personnalits saintes dans les Himalayas et lui-mme sengagea dans des pratiques spirituelles. Finalement il atteignit la batitude suprme de Atma sakshatkar. Bhagavan a racont : Je nai rvl cet incident personne et en aucun lieu jusqu ce jour. Ctait en 1937 ; Jtais Kamalapuram. O que Jaille, beaucoup de garons Mentourent toujours. Ce jour l, Je Me trouvais prs de la gare avec les garons. En Me voyant, un individu se prcipita vers Moi, Me prit dans ses bras et Membrassa. Il rptait je suis si heureux je suis si heureux ! et des larmes de joie ruisselaient sur ses joues. Ensuite il se mit danser comme un fou en rptant je vous aime je vous aime ! mes compagnons qui regardaient ltrange comportement de cet homme stonnrent : Qui est cet homme blanc ? Il semble fou. Il veut probablement kidnapper notre Sathya ! Ils mobligrent partir de l. Comme nous nous loignions de lui, il resta fig sur place, Me regardant dun air triste jusqu ce que Je disparaisse de sa vue. Cet homme ntait autre que Wolf Messing Sri V.K. Narasimha, alors diteur associ du Sanatana Sarathi, se trouvait aussi parmi les auditeurs ce jour-l. Journaliste typique, il voulut se renseigner sur lui et connaitre tous les dtails de cette rencontre entre Messing et Staline, que Baba avait mentionne dans Son discours.

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Il trouva ses renseignements le soir-mme et le matin suivant il soumit triomphalement ses dcouvertes Bhagavan Le bruit avait couru que Wolf Messing avait lanc Staline le dfi quil le verrait dans son bureau du Kremlin un moment prcis, un jour particulier. Staline avait pris toutes les prcautions et avait donn des ordres stricts tous les gardes de la scurit pour que personne sauf lui ne puisse entrer dans son bureau pendant la dite priode. En dpit de toute la vigilance en place, Messing apparut dans le bureau au moment exact annonc ! Quand Staline lui demanda comment il avait pu tromper les gardes, Messing rpondit quil avait simplement cr dans leurs esprits lillusion que celui qui passait devant eux tait Staline lui-mme ! Ce rcit Baba namusa pas Baba; et Il gronda mme lditeur de navoir pas pris Ses paroles comme tant la vrit ! Comme Bhagavan le rvla, Messing avait aussi prophtis la chute du rgime stalinien et leffondrement du systme anti-religieux tabli par Staline.

Bhagavan Baba a dclar, Jaccorderai annam et amritam ceux qui Me feront confiance et Me confieront leurs vies. La validit de cette promesse est dmontre dans les vies de Ses innombrables dvots travers le monde. Une autre fois Il proclama, Je nai jamais fait faux bond ceux qui placent une foi totale en Moi ! Il y a une foule de gens qui se ruinent par manque de foi. Mais aucune des personnes ayant foi en Dieu ne peut tre ruine. Il y a peut-tre des hauts et des bas dans la vie ; mais un vrai dvot sortira finalement victorieux ! A cette occasion Baba parla de lexemple de deux de ses camarades de classe lcole dUravakonda -Ramesh et Suresh- pour illustrer la vrit de cette assurance infaillible. Ramesh et Suresh sasseyaient toujours de chaque ct de Sathya sur le banc, dans leur classe. Ils aimaient immensment Sathya et Le consultaient pour tout. Ils avaient le cur pur mais taient dpourvus de cervelle. Ctait lpoque o lE.S.L.C. Certificat dtudes de lcole lmentaire- tait accord seulement ceux qui avaient russi un examen public redoutable. La crainte et la fivre de lexamen les poussrent sabandonner Sathya qui tait un pilier solide pour tous sans exception, mme pour des bambins. Ils supplirent leur sauveur de les prserver dtre dvors par cette peur. Sathya les rassura : Ayez une foi inbranlable en Moi. Je prendrai soin de tous vos problmes . La manire dont Sathya aida Ses deux amis dans la salle dexamen dmontre cette vrit que lAmour est suprieur la Loi. Avant quils nentrent dans la salle dexamen, Sathya leur dit de ne rien crire pendant lexamen et de ne prsenter aucune copie au surveillant ! Ils devaient juste se lever et ne sortir de la salle quaprs que Sathya se soit lev. Ramesh et Suresh, qui navaient jamais pens quaffronter un examen public serait aussi facile, obirent aveuglment leur jeune tuteur. Tous les trois taient spars par de nombreux pupitres dans cette salle dexamen car leurs numros dappel ntaient pas la suite les uns des autres. Pendant les deux heures de lexamen, Sathya crivit les rponses sur trois copies une pour Lui avec Son criture et les deux autres pour Ramesh et Suresh avec leurs critures respectives. Il crivit aussi les trois noms ainsi que les numros dappel respectifs sur les copies. Quand la cloche sonna la fin de lpreuve, le surveillant demanda aux tudiants de remettre leurs copies et Sathya savana jusqu la table o il posa les trois copies.

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Les rsultats de lexamen furent annoncs dix jours aprs. Seulement trois garons avaient obtenu une mention bien dans toute lcole. Ctait Sathya, Ramesh et Suresh ! Pendant les ftes qui suivirent, les trois garons furent enrubanns de guirlandes et emmens en procession dans la ville. Ramesh et Suresh avaient appris lefficacit de labandon Sathya grce ce processus dexamen et ils continurent dans la mme voie pour toutes leurs affaires, grandes et petites ! Ainsi Sathya devint le centre de leur vie, et plus encore, leur vie-mme. Mais le jeune matre ne se satisfaisait pas de les avoir seulement aids passer lexamen public ; Il voulait aussi leur faire traverser locan du samsara puisquils avaient lultime qualification de lE.S.L.C. lEligibilit dans labandon, lamour et la confiance ! Mais ctait un cas de baptme par le feu pour les jeunes garons ; srement, ils ne lenvisageaient pas ainsi car cela les conduisait la destination de cette ultime batitude quest lunion avec Dieu. Quand Sathya quitta en mme temps lcole et la maison pour entamer Sa mission de rdemption de lhumanit quittant Uravakonda pour rejoindre Puttaparti les jeunes plantes grimpantes des vies de Ramesh et Suresh perdirent leur soutien. Les deux garons ne purent supporter les affres de la sparation de leur cher ami et matre. Un des deux sauta dans un puits et mit fin ses jours ; lautre devint fou, rptant seulement deux mots, Sathya et Raju tout le temps et refusant douvrir les yeux pour voir autre chose que Sathya. Finalement, quand son Sathya qui stait annonc Lui-mme comme Sai Baba apparut devant lui en rponse aux prires de ses parents, il ouvrit les yeux pour la dernire fois puis il les ferma pour toujours. Ceci nest pas la fin de lhistoire. Bhagavan a rvl que leur dsir intense dtre avec leur Sathya tout le temps les ramena dans le monde sous forme de deux chiots Jack et Jill- et ils parvinrent leur destination dans le vieux mandir Puttaparti ! Ecoutons lhistoire des deux bienheureux chiens, de la voix-mme de leur matre bien-aim : Les mmes Ramesh et Suresh naquirent en tant que Jack et Jill. Quand Je vivais dans le vieux mandir ces deux chiots taient avec Moi. Cest Moi qui les ai baptiss. Lun avait coutume de dormir prs de Mes pieds et lautre prs de Ma tte. Ils taient toujours avec Moi. Un jour la Rani de Mysore vint Me voir. Comme il ny avait pas de routes convenables pour venir Puttaparti, elle descendit de voiture Karnatanagepalli et marcha jusquau vieux mandir. Le chauffeur prit son dner Puttaparti et sen retourna la voiture. Jappelai Jack et lui demandai daccompagner le chauffeur pour lui montrer le chemin. Jack partit devant et le chauffeur le suivit. Le matin suivant, le chauffeur mit la voiture en route, ignorant que Jack dormait en dessous. La roue de la voiture passa sur le dos de Jack et brisa sa colonne vertbrale. Jack trana son corps travers la rivire, en gmissant tout le temps. Un blanchisseur nom Subanna remarqua Jack et vint en courant vers Moi en criant, Swami, Jack arrive en gmissant de douleur ! Tandis que Je sortais, Jack arriva prs de Moi, criant trs fort, tomba Mes pieds et rendit lme. Au bout de trois jours, Jill aussi mourut. Le Brindavanam que vous voyez derrire le vieux mandir est le samadhi des deux chiens . Ainsi, les deux punyajeevis atteignirent les Pieds de Lotus de leur Gardien ternel.

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Si Ramesh et Suresh avaient d passer par le baptme du feu pour atteindre leur ultime destination, le chemin de Kondama Raju, le grand-pre de lAvatar vers la fusion finale fut, nous pouvons le dire, le baptme par leau . Il tait connu pour avoir men une vie trs sainte. On dit que la vie dun saint doit se juger sa mort la faon dont il quitte le monde. Voici le rcit vivant de ses derniers instants, racont par Baba Lui-mme : Le grand-pre de ce corps, Kondama Raju tait un grand dvot. Il vcut 112 ans. Chaque matin, il voulait aller au nouveau mandir pour avoir Mon darshan. Un jour il Me demanda, Swami, sil te plait, dis-moi quand je mourrai . Je lui rpondis, Pourquoi parles-tu de la mort maintenant ? Tu es en parfaite sant. Quand le moment sera venu, Je te le ferai savoir. Il plaida, Swami, notre ligne a t sanctifie par Ton avnement. Ta gloire sest rpandue dans le monde entier. Mon seul dsir est que Tu verses de leau dans ma bouche quand je rendrai le dernier soupir. Le roi Dasharatha neut pas la chance de boire leau des mains du Seigneur Rama au moment de sa mort. Aujourdhui le mme Rama sest incarn en tant que Sai Rama. Pour cela je Te prie daccomplir mon dernier souhait ! Je rpondis, Daccord ! Naie aucun souci ce sujet maintenant . Un matin, de bonne heure, il vint au mandir pour avoir Mon darshan. Il retourna la maison et se coucha. Au bout dun moment, il demanda Easwaramma daller au temple de Sathyabhama pour voir si Swami arrivait. Elle remarqua la voiture de Swami qui arrivait du temple et lui dit, Oui, Swami arrive dans Sa voiture . Kondama Raju dit, Easwaramma, prends un verre deau et mets dedans une feuille de tulasi. Elle fit ce quil demandait. Quand je Mapprochai de lui, il Mattendait avec le verre dans sa main. Il savait que sa fin tait proche et que Jtais venu pour accomplir Ma promesse. Il dit, Swami, je suis prt . Je suis prt aussi rpondis-je. Tandis que Je versais leau du verre dans sa bouche, il abandonna paisiblement son corps. Avant de mourir il dit, Quelle grande bndiction de boire leau de Ta main divine avant de quitter ce monde ! Mme le roi Dasharatha qui accomplit de grands tapas et yaga- yagnams na pas eu ce bonheur. Ma vie est rachete ! Sur ces mots il ferma les yeux.

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Maintenant permettez-moi de saluer lAvatar Sri Sathya Sai, notre matre qui octroie lultime don de moksha toutes les mes qui en ont le brlant dsir, et de raconter Son histoire sacre partir de 1980 ! Mais avant de le faire, je ferais bien de me souvenir des clbres lignes du grand pote mystique Kahlil Gibran, Pardonnez-moi de commencer une histoire que ne je peux finir. Car la fin nest pas encore sur mes lvres, cest encore un chant damour sur les ailes du vent.

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CHAPITRE 3

LA VALLEE des DIVINS DELICES

Le dernier jour de janvier 1984, je reus une lettre en tlugu de Bhagawan, qui dcrivait la magnifique cascade dananda et de prema qui descendait sur terre pendant Ses voyages et Ses visites lextrieur. Vraiment, Sa vie-mme est une saga de divine batitude et damour. Mais nous pouvons voir leurs manifestations amplifies quand Il est en dplacement dans des lieux loigns, pour accomplir la mission pour laquelle Il est venu. Baba crivit cette lettre Son retour de Brindavan, aprs un voyage de dix jours dans ltat du Tamil Nadu. Voici quelques extraits de la lettre : Je suis arriv Madras le 18. Une trs grande rception y tait organise. Jarrivai Chengulpatti le 20 et des milliers de gens runis en ce lieu reurent un torrent de flicit. Je vis aussi les activits de service rural entreprises par les dvots ; il ny a pas de mots pour dcrire leur dvotion et leur sens de labandon. De l, Je suis all Tiruchi puis Madurai, Kodaikanal, Dindigul, Palani, Coimbatore, Salem, Krisnagiri, Dharmapuri et bien dautres villes. Il y avait une vritable mare humaine partout, attendant larrive de Sai. Les gens staient aligns ensemble sur des kilomtres, au bord de la route ; ils chantaient des bhajans et dansaient en extase. Quand Swami arrivait dans leurs villes, de puissantes psalmodies de Sai Ram et de Jaikars emplissaient lair et ils clbraient larrive de Sai en allumant des ptards. Leur joie et leur batitude sans limites jaillissaient sous forme de torrents de larmes coulant de milliers dyeux ; ils taient intoxiqus par lambroisie de lamour divin. Ces scnes pourraient toucher et transformer le cur de nimporte qui. Partout o Jallais, des centaines de milliers de gens attendaient Mon darshan. Ils venaient l de leurs villes et villages par autobus spciaux, en voiture, en camion, en chars bufs et attelages de chevaux. Nos organisations dans le Tamil Nadu ont adopt 300 villages ; Je les ai presque tous visits et Jai octroy un immense bonheur ces villageois. Des centaines de campements mdicaux taient installs dans ces villages et des centaines de milliers de gens furent soigns et reurent gratuitement les mdicaments; quelques milliers doprations chirurgicales totalement gratuites furent aussi accomplies. Les villageois reurent aussi des saree et des dhotis en cadeau. Une simple vision momentane de Swami les faisait danser de joie.

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Il faut voir tout cela et lexprimenter ; on ne peut le dcrire. La gloire et la splendeur de Swami doivent tre vues dans des lieux extrieurs. Les gens vivant Prasanthi Nilayam sont comme des grenouilles dans le puits ; Ils ne comprennent pas la gloire de Swami car Il est facilement leur porte. Des millions de dvots ont attendu lopportunit de tomber aux Pieds de Swami ; ils taient mme prts sacrifier leurs vies juste pour cette prcieuse occasion. En dpit des foules immenses, la discipline fut exemplaire. Des Bhajans un rgal pour les oreilles ; la vue un festin pour les yeux. Le cur fondait, smouvait, coulait ; les prparatifs furent vraiment merveilleux ! Ainsi, ayant termin le digvijayam la marche triomphale- Je suis revenu seulement hier Bangalore. Puisque ici les garons ont pri afin de pouvoir clbrer la fte annuelle de la maison universitaire le 5, Je resterai ici jusque l et ensuite Je reviendrai Prasanthi Nilayam. Mes bndictions tous les garons. Baba.

Les scnes tonnantes dcrites dans la lettre se renouvelrent souvent diffrents endroits travers le pays pendant les six annes entre 1980 et 85. Ce chapitre dcrit le rcit enchanteur de Sa visite Delhi et au Cachemire du 1er au 18 juin 1980.

Ctait un dimanche matin ensoleill Brindavan. Les tudiants staient runis lextrieur de la rsidence de Bhagawan pour le darshan. Lattente emplissait lair, le silence qui imprgnait latmosphre tait sublim par la mlodie des bhajans chants par les dvots un peu plus loin, dans le hall Sairam construit sous larbre norme. Quand Baba sortit du mandir, Il souriait et il y avait une joyeuse tincelle dans Ses yeux rayonnants. Il regarda les garons et demanda : Quand commencent les examens ? La semaine prochaine Swami , rpondirent en cur tous les garons. Etudiez bien et obtenez une mention bien. Je vais au Caschmire et Je nemmnerai avec Moi que les garons qui auront obtenu la mention bien. Les prparatifs sont en cours. Nous irons par avion-charter . Tout en marchant dans lavenue borde par les files de garons vers lassemble de dvots runis sous le hall Sairam, Il rpta plusieurs fois : Mention bien, Kashmir Mention bien, Kashmir !

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La gaiet sajouta lattente des garons et de doux rves dun voyage au Paradis en compagnie de Dieu naquirent dans de nombreux curs. Ce soir-l, Baba dit une deuxime fois : Je prendrai ceux dentre vous qui obtiendront une mention bien pour le Caschmire. Combien serez-vous venir ? Tous les tudiants levrent la main instantanment. Sur ? demanda-t-Il Oui crirent-ils. Nous verrons nous verrons. Vous devez dvelopper aussi une bonne dvotion et une bonne discipline, ajouta Baba. Cela signifiait que ceux qui aspiraient aller au Cachemire avec Bhagavan devaient obtenir une mention bien non seulement lexamen propos par lUniversit mais aussi lexamen de la vie sur lequel Il avait tout contrle! Quelques jours passrent mais le voyage au Cachemire resta intangible jusquau 1er juin 1980. Cet important matin-l, Bhagavan Lui-mme compta le nombre de garons qui taient devenus ce momentl des professeurs dans le collge, et les quelques anciens qui furent choisis pour Laccompagner au Cashmire. Un, deux, trois dix-sept plus Moi, dix-huit membres. Trs bien cest un nombre divin ! Ils staient runis avec Bhagavan juste avant de quitter Brindavan. Un des garons du bienheureux groupe crivit plus tard propos de ce moment trs excitant : Je pouvais difficilement le croire ! Quelles splendeurs et quels prodiges allions-nous voir ? De quelles merveilles et de quels mystres allions-nous tre les tmoins ? A quels miracles et leelas allions-nous assister ? Quelle grandeur et quelle gloire allaient nous tre rvles ? Voil les penses qui traversaient nos esprits. Lavion transportant le Seigneur et Ses compagnons lus dcolla de Bangalore 11h45 pour New-Delhi. Il y eut une brve escale Hyderabad. Bhagavan utilisa cette courte priode darrt pour accorder le darshan lnorme foule de dvots qui taient venus l des cits jumelles dHyderabad et Secunderabad. Les dvots furent bouleverss du bonheur inattendu qui se prsenta eux. Lavion arriva Palam aroport de Dehli- 15 h. Bhagawan sortit de lavion au milieu des acclamations vibrantes des milliers de dvots qui avaient investi chaque position stratgique pour avoir le darshan. Sri Sohanlal, fervent dvot de Bhagawan depuis longtemps, prsident des organisations Sri Sathya Sai de New-Delhi, eut le bonheur de recevoir Baba dans sa rsidence, au 16 Golf Links. Il tait aussi le responsable de lorganisation du voyage Dehli et au Cashmire. Comme le convoi de Bhagawan approchait de Golf Links, on put voir des centaines de vhicules gars sur le bas-ct de la route, jusqu plus de 2 kilomtres de la rsidence. Il y avait une mer humaine tout autour. Ctait tonnant de voir des milliers dhommes et de femmes jeunes et vieux- attendant sous une chaleur accablante, juste pour apercevoir lAvatar.

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Cela explique pourquoi le Seigneur a choisi ce pays pour y natre et y renatre. Romain Rolland, le philosophe et crivain franais a crit : Sil existe un lieu sur la face de la terre qui a t la demeure des rves les plus levs de tous les hommes depuis les temps les plus reculs lorsque lhomme commena le rve de lexistence- cest bien lInde. La scne autour du 16 Golf Links en ce jour fut rvlatrice dune tradition spirituelle rayonnante et dun puissant hritage culturel du pays, mme en cette poque du matrialisme grandissant. Le pouvoir de bhakti lme de lInde - fut amplement dmontr tous ceux qui virent ces scnes mouvant lme, en ce jour et tous les jours qui suivirent. Ce soir-l, une tranche kalidoscopique de la capitale du pays se runit lintrieur et autour de cette rsidence pour rendre hommage lAvatar de notre re et pour recevoir de Lui, conseil, rconfort et paix de lesprit. Les princes et les pauvres, les rudits et les illettrs, - tous se ctoyaient. Il y avait des juges, des membres du corps diplomatique, des ministres du gouvernement central et du gouvernement dtat, des membres du parlement, des politiciens reprsentant diverses idologies politiques, des membres de la bureaucratie de la capitale, des industriels ainsi que des dignitaires trangers. Baba volua parmi lassemble avec grce et flicit et dversa Son amour exaltant sur chacun. Pour le dire avec Ses propres mots, Il chargea les batteries des athltes de la nation Il appela aussi certains dentre eux pour le don tant convoit dune entrevue personnelle. Lun deux tait Sri Sanjay Gandhi qui fut bni ainsi que sa famille. Le jour suivant il y eut une plus grande assemble encore de dvots venus de la capitale et des banlieues. Les populations des villes et villages voisins avaient aussi afflu Delhi dans lespoir de la bndiction du darshan. Aprs avoir accord le darshan la foule immense et accept larati la fin des bhajans, Baba sortit pour visiter le site acquis pour la construction dune cole dans la capitale. Il envoya les autres membres du groupe visiter le Birla Mandir, Red Fort, Qutub Minar et dautres lieux rputs dans la ville. Il y eut aussi un darshan et une session de bhajans dans la soire. Ce soir-l, quand les membres du groupe se runirent autour de Baba, Il remit chacun un pull en disant : Le climat Srinagar est trs froid et vous avez besoin dun vtement chaud Nous partons demain pour le Cashmire ; vous devez vous lever trs tt demain matin ! Un dlicieux sentiment danticipation remplit leurs curs ; bon nombre dentre eux ne purent fermer lil de la nuit. Le lendemain matin, Bhagawan entra dans leur chambre 3h30 pour superviser leurs prparatifs de voyage !

Le matin du 3 juin, lavion destination de Jammu avec son bord Baba et Son escorte, dcolla de Delhi 6h10. Il y eut une brve escale laroport de Chandigarh, o l encore, il y avait une norme assemble de dvots qui taient arrivs avant mme le lever du soleil.

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Il y avait des hommes, des femmes et des enfants qui chantaient des bhajans avec ferveur, leur soif de darshan sexprimait dans leur puissant concert de Jai bolo Bhagavan Sri Sathya Sai Babaji ki Jai, Jai, Jai Dabord Bhagavan agita Son mouchoir vers eux par la fentre de lavion comme signe de Sa bndiction. Mais ils ntaient pas satisfaits ; ils imploraient, Sai Babale darshan ! Touch par leur dvotion sincre, Bhagavan descendit de lavion dans la lumire dore du soleil levant et avana vers Ses chers dvots. Aucun pote ne pourra jamais dcrire la joie qui emplit les curs et dborda sous forme de larmes spontanes. Baba bnit aussi les employs de laroport avec des mots affectueux. Tandis quIl retournait vers lavion, on put percevoir leur satisfaction. Swami Karunyananda qui tait le membre le plus g de lescorte, fut mu aux larmes par lintense dvotion des gens et la rponse misricordieuse du Seigneur, il sexclama : Qui a dit que ctait le Kali Yuga ? Je vous le dis, cest le Sathya Yuga ! Lavion survola la haute chane des majestueuses Himalayas, la rivire tincelante Sutlej et le barrage de Bhakra-Nangal, et il atterrit laroport de Jammu 9h15. Tandis que Bhagawan descendait de lavion par la passerelle, laroport retentit dacclamations puissantes Jai Sairam. Jai Sairam , jaillies de lnorme assemble. Le Lt Gn. S.P. Malhotra, commandant de larme pour le gouvernement du nord, tait l pour accueillir Bhagavan. Il fut bni par le grand bonheur dhberger Baba et Son escorte Jammu et au Cachmire et il le fit avec une grande assurance et une comptence magistrale. Le dfil de voitures avec en tte la Benz blanche conduite par le Cl. Beri et dans laquelle se trouvait Baba, se rendit au Mess des officiers, 10 kilomtres de l, o des centaines de fonctionnaires de larme staient runis. Nombre dentre eux avaient dj rencontr Baba. Ils furent transports de joie quand Il les reconnut et les bnit avec des mots affectueux. Aprs le petit djeuner, le convoi se rendit lEtat Major de lArme Udhampur. Ce fut un voyage agrable sur une route borde de peupliers et de cdres, traversant les collines et les valles parsemes de hameaux minuscules au milieu dune verdure au charme exquis. Lescorte arriva Tara Mount, la rsidence du Gl. Malhotra, o un arrt tait prvu ce jour-l. Baba visita la maison et fut heureux des dispositions prises. Il passa beaucoup de temps avec les membres de Son escorte dans le jardin bien entretenu qui entourait la rsidence, apprciant sa faune et sa flore. On sentait que le Purusha et la Prakriti taient l en parfait unisson ! Il y eut une runion publique au Club Army Gymkhana dUdhampur ce soir-l. Toute la ville stait rassemble sur les immenses pelouses du Club. Le thtre de plein air, entour de montagnes majestueuses, apparaissait comme un amphithtre. Le Gl. Malhotra accueillit Bhagawan et flicita les rsidents de la ville du bonheur davoir Dieu parmi eux. Ensuite la voix de Bhagawan remplit lair et alla directement dans les curs de tous ceux qui se trouvaient l. Il encouragea lassemble constitue essentiellement du personnel de la dfense, traduire leur amour pour Dieu en vertus de vracit et de longanimit dans leurs vies quotidiennes, et se ddier au service de notre grande patrie. A la fin du discours Baba chanta quelques bhajans qui plongrent les soldats et les officiers dans le ravissement. A Son retour Tara Mount, Baba visita la rsidence et passa quelque temps dans la salle de puja. Il sortit dans le jardin suivit du Gl. Malhotra et arpenta la pelouse de long en large. Il apprciait la paix, la srnit et la beaut du lieu qui rvlait un charme paradisiaque.

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Plus tard, en rponse la prire du Gnral, Il bnit quelques personnes affliges de srieux problmes mentaux et physiques. Cette simple journe avait apport la paix, la consolation et la bndiction des milliers de gens New Delhi, Chandigarh, Jammu, Udhampur et de nombreux hameaux voisins.

Ce mercredi 4 juin, le soleil levant, vit Bhagawan Baba et Ses joyeux compagnons de Brindavan voyager vers le Cashmire sur la grand-route de Jammu Srinagar. A laube de la mort lempereur Mongol Jehangir, ayant la nostalgie de la vision du Cashmire, avait dcrit la valle comme Ce jardin de lternel printemps avec ses prs agrables et ses cascades enchanteresses au-del de toute description . La voiture blanche transportant Bhagawan et le Gl. Malhotra prcdait le bus qui transportait les jeunes gens enthousiastes et impatients, qui se flicitaient de leur grande chance. La rivire Chenab coulait presque paralllement la route et des nuages blancs drivaient dans le profond ciel bleu. Le dfil sarrta pour une courte halte Patnitop, la belle prairie situe 2450 mtres au-dessus du niveau de la mer. Au moment de repartir, Baba choisit de dverser Son amour sur Ses compagnons lus et monta dans le bus. Faisant le va-et-vient dans lautobus. Il eut une parole affectueuse pour chacun. Le bus reprit son voyage roulant devant et la voiture le suivit. Lamour de Baba pour la nature passa au premier plan. Il montra Ses compagnons une cime argente brillant au loin ou un ruisseau courant en bas ; et puis il y eut le vol des oiseaux ce fut un festival de joie tout du long ! Quand les vhicules sortirent du tunnel de Bannibal, on eut le souffle coup la vue du tapis magique de la valle du Cashmire. Il ntait nul besoin davoir lme potique pour comprendre pourquoi les empereurs Mongols disaient de cette valle quelle tait un paradis . La valle tait une mer de vertes rizires pleines de sves, entrecoupe de promenades plantes de grands peupliers, parsemes de vergers de pommiers, de pruniers et damandiers plants en bon ordre. Entoure de tous cts par un anneau de montagnes et des torrents tumultueux, la valle avait un aspect magnifique. Laprs-midi, le convoi atteignit Verinag, petit hameau pittoresque sur les montagnes de lHindou Kouch do la rivire Jhelum entame son long voyage pour une destination lointaine. Des centaines de dvots y attendaient avidement larrive de Bhagawan. Il y eut un tonnerre dapplaudissements quand Il descendit du bus. Il fut reu avec des offrandes de roses de toutes les couleurs. Baba fit le tour de lassemble et la bnit. Le voyage vers Srinagar reprit aprs un dlicieux repas offert avec amour par les dvots ! Ils arrivrent Srinagar peu aprs 16 heures. Prasad Villa, la rsidence du commandant de larme attendait de recevoir Bhagawan. Quand le groupe entra dans le complexe, il put entendre des bhajans chants par des dvots avec brio, sous une immense tente. Smt Prem. Malhotra accueillit Bhagavan dans la Villa avec loffrande dune guirlande et larati. Au bout de quelques minutes, Baba sortit du chteau, se planta sur la pelouse et regarda tout autour, apprciant la beaut sublime du lieu. On pouvait voir le temple de Shankaracharya au sommet dune colline voisine. Ce grand adwaitin du Krala avait sanctifi ce lieu par sa prsence, de nombreux sicles auparavant. Ensuite Baba marcha vers lassemble en extase et la bnit.

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Ce soir-l, quelques anciens du groupe demandrent Bhagawan de visiter le clbre Shalimar Bagh dans la cit. Il refuta leur requte en disant, Cest un jardin bien entretenu, avec des sources et des lacs naturels. Si Jy vais, il y aura une rue effrne des gens ; cela ruinera le jardin. Mais les anciens et les garons continurent Limplorer. Ils pensaient que la nouvelle de larrive de Bhagawan ne stait pas encore rpandue dans la ville. A contre-cur Baba se repondit leurs prires. Ils projetrent dy aller le matin suivant trs tt avant que la ville ne sveille, pour viter la foule. Le groupe tait aux portes du jardin le lendemain matin 7 heures. Il ny avait pas beaucoup de monde dans le jardin. Quand Baba y entra, le gardien se prcipita vers un rosier voisin, cueillit quelques roses sans se soucier des pines qui le blessaient, courut vers Bhagawan et tomba Ses pieds. Puis le groupe savana. Deux jeunes lallure moderne arrivaient du ct oppos. En voyant leur allure les garons manifestrent une certaine apprhension. Mais ds quils virent Baba ils coururent vers Lui et tombrent Ses pieds. Soudain des cris de Jai Jai retentirent derrire eux et il y eut une grande confusion. Les anciens et les garons abasourdis se retournrent et virent avec consternation des centaines de personnes sautant par-dessus les portes fermes et enjambant la clture. Avec une parfaite insouciance pour les beaux parterres de fleurs, les zones boueuses et les buissons pineux, ils couraient partout pour se procurer des roses sur les plantations. Ceux qui avaient des fleurs dans les mains se prcipitrent vers Baba qui regarda les garons et dit, Ne vous lavais-Je pas dit hier ? Vous navez pas cout Regrdez maintenant, si le jardin est dtruit les gens diront que Sai Baba en est responsable ! Il leur dit de faire le tour de tout le jardin et Il rentra immdiatement Prasad Villa. Tout le groupe se sentit rempli de remords pour son erreur de navoir pas pris garde aux paroles de Baba. Ils ralisrent aussi leur ignorance du pouvoir magntique dattraction de Bhagavan. Ils eurent une ample exprience de ce pouvoir dans les jours qui suivirent.

Le Sri Sathya Sai Seva Samiti de Srinagar est trs actif avec Mahila Vibhag, des units de Sevadal et Balvikas. Des bhajans sont chants en de nombreux endroits de la ville et des activits de service sont mises en place dans les hpitaux, les coles et les prisons. Des membres de toutes religions confondues prennent part aux activits du Samiti avec lesprit de fraternit entre les hommes. Ils eurent lexprience directe de la paternit de Dieu lors de cette soire du 4 juin 1980. Quand les nouvelles de larrive de Bhagawan se rpandirent dans la cit, le nombre de personnes arrivant Prasad Villa en qute du darshan grandit du simple au double de jour en jour. Hindous, Musulmans et Chrtiens sattrouprent par milliers dans ce temple du Dieu en marche , il y avait aussi beaucoup dtrangers. Les routes conduisant au sanctuaire vibrant du Dieu dAmour taient submerges. Il y avait des gens partout, se bousculant et rivalisant les uns avec les autres pour pouvoir avoir un aperu de lhomme en robe rouge. Bhagawan ne les dut pas. Un des jeunes professeurs qui taient les tmoins bienheureux de ces scnes mouvantes dit : Il se dplaa parmi eux, gurissant les malades, rconfortant les dsesprs, apaisant ceux qui pleuraient, gravant dans chaque cur lemblme de Sa Divinit. Avant nous avions vu des foules se rpandre en flots, mais pas de cette ampleur. La seule vue de la robe rouge suffisait faire hurler les gens littralement. Plusieurs poussaient de grands cris, priant quIl les bnisse. Quelques personnes, incapables de rsister lappel du Divin brisrent toutes les barrires et tombrent Ses pieds, extriorisant leur angoisse

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recevoir en retour bndiction et vibhuti. Le bruit se rpandit que DIEU tait arriv. La ville brla du Sceau de lEternit Le Seigneur en personne. Le flot de visiteurs tait sans fin. Des officiers de larme, des jawans , des hommes daffaires, des membres du gouvernement, villageois, ermites et des moines errants, les malades et les affligs sattachrent Ses pas partout o Il allait. Les dirigeants de ltat ne restrent pas en arrire. Le 6 juin, Sri Sheik Abdullah, le premier Ministre vint offrir ses hommages au Divin visiteur. Il vint plus tard avec toute sa famille et quelques-uns de ses ministres et les deux jours qui suivirent, pour recevoir les bndictions de Bhagawan. Son excellence Sri L.K. Jha, le Gouverneur de Jammu et du Cachemire vint avec sa femme le soir du 10 juin et prsenta ses respects Baba.

Chacun de ces 10 jours passs par Bhagawan au Cachemire, du 4 au 14 juin, fut particulirement mmorable. Sa simple prsence rpandait une aura de paix et de joie sur la valle. Pour les bienheureux membres de lescorte qui voyageaient avec Lui, ces jours-l furent spciaux et uniques. En dehors dtre les bnficiaires de Son amour et de Sa grce infinis, ils furent bnis par lopportunit rare dassister de nombreux signes et prodiges de la divinit qui stait incarne dans leur Swami bienaim. Ecoutons leurs panchements extatiques par les paroles de lun des ces jeunes professeurs : Les vnements les plus glorieux et les plus merveilleux de tout le voyage furent les mahimas du Seigneur, le sport divin de la cration que cette petite main brune de Dieu pratique si souvent vritable contrle sur la nature et ses lments. Des tmoignages damour et de grce furent distribus de nombreux dvots. Quelques incidents cependant, furent remarquables par leur caractre unique, car ils firent penser ces jours anciens o Bhagavan accomplissait Ses Leelas sur le sable de la Chitravati o ces merveilles furent attestes. Le premier se situa Dachhigam, une station sylvestre dune rare beaut la plus enchanteresse de la valle du Cachemire. Un profond courant de spiritualit rgne dans le silence environnant et quand le Seigneur en personne se trouve au milieu de lart dont IL est le spcialiste, lauthenticit de ces paroles de Keats devient vidente : La beaut est vrit, la vrit est beaut, cest tout ce que vous reconnaissez sur terre et tout ce que vous avez besoin de reconnatre. Quelle joie inexprimable, quel bonheur indescriptible ! En silence la nature chantait des hymnes de louanges au Seigneur, les fleurs dsiraient ardemment la faveur dun instant de Sa prsence leurs cts, et les esprits slevaient dans les airs en vritable extase. Dieu est beaut, la beaut est Dieu Sathyam, Sivam, Sundaram. Le premier plan et larrire-plan, limage et lobjet staient unis en une magnifique entit. Des fragments perdaient leur identit.

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Y a-t-il du sable prs dici ? demanda le Seigneur. Oui Swamiji. Il y a un ruisseau qui passe prs dici et son lit contient en effet un peu de sable. Venez, allons-y !

Chacun de nous tait trs curieux de savoir ce qui allait se produire. Pourquoi cet exode soudain vers le sable alors que la nature regorge de verdure ? Ah ! cest parfait , dit le Seigneur, reprant un petit coin de sable prs du ruisseau. Il sassit sur le sable. Que va-t-il arriver ? nous demandionsnous. Le soleil maintenant plongeait avec humilit et glissait un il dans le cercle que nous avions form autour de Bhagawan, jetant un halo brillant autour de Lui. Les rayons du soleil brillaient travers sa couronne de cheveuxQuand tout le monde fut runi autour de Lui, Bhagawan commena retirer quelque chose du sable. Les mouvements circulaires quIl fait souvent avec Sa main, dessinaient maintenant sur le sable. Quand le graphisme fut achev, Il creusa avec Ses mains vides dans le sables, lagita un moment, et sortit une plaquette en or denviron 10cm sur 10, reprsentant les statues du Seigneur Badrinarayana et de la Desse Lakshmi. Faites passer dit le Seigneur comme si de rien ntait et Il resta assis avec contentement, alors que nous, nous tions tout excits, remplis de joie, prenant des photos, chantant Ses louanges, regardant en tous sens cette pice cre qui venait de natre, la palpant, ladorant et enregistrant dans nos esprits, avec un sentiment de respect, la gloire de Sathya Sai. Pour beaucoup dentre nous, ctait la premire fois que nous avions le privilge dobserver une cration de ce genre. Mais ce ne fut pas tout. Quelquun a-t-il un stylo ? demanda le Seigneur. Quelquun prs de Lui en tendit un immdiatement. Il le prit dans Ses mains et commena dessiner quelque chose sur le sable un mouvement circulaire, une touche par ici, et une finition par-l Ses petites mains vides creusrent nouveau dans le sable. Quest-ce que cest ? Nos curs sarrtrent de battre. Chacun tendit le cou. Les appareils photos taient prts ; nous attendions en regardant fixement les yeux tout carquills. Un beau linga de cristal de 5 cm mergea. Il le tint en lair, le soleil lclaira. Bonheur indicible ! Cest le Sphatika Linga plac par Adi Shankara au-dessous de lHima- Linga dans la grotte Amarnath. rvla le Seigneur. Une autre fois, alors que nous tions assis au bord de la rivire Liddar, prs de Pahalgam, le village des bergers, le Seigneur se mit parler de Sri Shankaracharya et de ses monastres. Sri Sankara a plac un linga aux grandes vibrations spirituelles Chidambaram. Et maintenant dit Bhagavan, Je vais vous montrer la rplique exacte du linga de Chidambaram install par Shankaracharya. Et un linga de 7 8cm sortit du sable argent ! Le linga parut impressionnant et nous fit tous fermer les yeux en signe dadoration respectueuse. adoration de Bhagavan, lincarnation de Shiva-Shakti. Tout ceci est tamasha un divertissement remarqua-t-il plus tard. Pour Lui, le Seigneur de lunivers, tout ceci est insignifiant.

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Pendant leur sjour avec le Seigneur, au cours de ces 15 jours bienheureux, ils virent de nombreuses facettes de ces tamasha de Sa main. Le 9 juin, dans les jardins de lhtellerie prs de la rivire Liddar, Baba cueillit une rose et souffla dessus ; elle se transforma en Shiva linga ! Il le donna au Cl. Beri. Le mme jour, un peu plus tard, assis dans le lit de la rivire, Il cra un pendentif sur lequel tait grav le Sri Chakra sacr. Il sortit de cette akshaya hasta des montres pour le Gl. Malhotra et Sri Sohanlal, des bagues pour le Gl. et maj. Kaul, et des boites dAkshaya vibhuti (boites qui ne se vident jamais) pour Sri Sohanlal et le Cl. Beri. Et le rcit du professeur se poursuit